Le massacre des écolières iraniennes : une attaque américano-israélienne délibérée pour tuer un maximum de civils
Les médias iraniens el le Croissant-Rouge iranien rapportent qu’au moins 1 045 personnes ont été tuées et plus de 2 500 blessées depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Par la rédaction de The Cradle
L’attaque contre l’école Shajareh Tayyebeh a été la plus meurtrière de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, faisant au moins 160 enfants morts.
Une enquête publiée par Al Jazeera le 3 mars suggère que les États-Unis et Israël ont délibérément massacré plus de 165 écolières lors d’une frappe contre l’école primaire
Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud de l’Iran, dans le but délibéré de causer un maximum de victimes civiles, conformément au schéma des précédentes attaques américano-israéliennes.
Les médias d’État iraniens ont rapporté qu’au moins 180 écolières ont été tuées lors de cette frappe.
“Les conclusions révèlent que l’école était bien distincte d’un site militaire adjacent depuis au moins 10 ans”, indique Al Jazeera.
L’enquête a révélé que des images datées du 6 septembre 2016 montrent des murs construits pour isoler la zone scolaire, deux tours de guet supprimées et “trois nouveaux portails extérieurs” donnant directement sur la voie publique.
Pour vérifier ces affirmations, les enquêteurs ont géolocalisé deux vidéos filmées peu après l’attaque. L’une montrait de la fumée s’élevant de l’intérieur de la base militaire, tandis que l’autre montrait “deux colonnes distinctes d’épaisse fumée noire” s’élevant simultanément de la base et de l’école, ce qui, selon Al Jazeera, indique que l’école a été directement touchée plutôt qu’avoir été endommagée par des débris.
L’enquête a également mis en évidence la clinique spécialisée Martyr Absalan adjacente, soulignant que les missiles ont frappé à la fois la base militaire et l’école, mais ont
“contourné” la clinique, même si celle-ci se trouve entre les deux sites.
L’établissement est resté intact malgré son emplacement dans le même complexe, le rapport précisant que la clinique n’a été inaugurée que l’année dernière.
“Si les renseignements étaient suffisamment à jour pour épargner une clinique ouverte depuis seulement un an, comment ont-ils pu ne pas identifier une école primaire séparée du complexe militaire, une institution civile clairement définie depuis plus de 10 ans ?”, indique le rapport.
La conclusion du rapport qualifie cela de “contradiction fondamentale”, arguant que cela indique soit un grave échec des services du renseignement, soit une frappe délibérée traitant les installations civiles comme faisant partie de l’infrastructure militaire.
Les médias iraniens et la Société du Croissant-Rouge iranien rapportent qu’au moins 1 045 personnes ont été tuées et plus de 2 500 blessées depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies (CRC) s’est déclaré “profondément troublé” par l’attaque contre l’école de filles le 4 mars.
Dans une déclaration, le comité s’est dit “alarmé par les informations faisant état de frappes contre des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux”, soulignant que les enfants doivent être protégés de la guerre.
Le bureau des droits de l’homme des Nations unies a également appelé les responsables de l’attaque à enquêter sur l’incident et à divulguer leurs conclusions, tandis que l’ambassadeur de l’Iran auprès des Nations unies à Genève a qualifié la frappe d’“injustifiable” et de
“criminelle” dans une lettre adressée au haut-commissaire aux droits de l’homme, Volker Turk.
Par la rédaction de The Cradle
https://thecradle.co/articles/massacre-of-iranian-school-girls-deliberate-us-israeli-attack-to-inflict-maximum-civilian-casualties-report
Traduit par Spirit of Free Speech





