Scénarios : Comment se terminerait la guerre Iran-États-Unis-Israël
L’Iran a, pour ainsi dire, reconstitué une nouvelle version politique du califat abbasside.
COKE*
1) L’Iran obtient la souveraineté totale sur le détroit d’Ormuz et la possibilité d’imposer un péage à sa guise. Ceci est dû en grande partie à sa suprématie militaire absolue dans la région, une suprématie que rien, pas même des frappes nucléaires stratégiques, ne peut remettre en cause.
2) Trump propose la levée totale des sanctions en échange de l’autorisation de passage des navires américains dans le détroit d’Ormuz et du maintien des activités du Conseil de coopération du Golfe sans entraves majeures. Ceci est crucial.
3) Trump et l’Iran concluent un accord selon lequel les États-Unis achètent des devises iraniennes et versent des pots-de-vin à l’Iran en échange de l’abandon du système du pétro-yuan. Un système de pétro-rial, avec des investissements américains dans la monnaie iranienne, pourrait constituer un compromis acceptable pour les deux parties, offrant des avantages considérables à l’Iran.
4) Les relations entre les États-Unis et Israël sont extrêmement tendues, en grande partie à cause de l’humiliation infligée par l’Iran et de l’impopularité extrême dont jouit actuellement Israël. Il en résulte un gouvernement israélien plus conciliant, incapable d’échapper à la spirale infernale dans laquelle l’Iran l’a entraîné.
5) L’Iran possédant déjà l’arme nucléaire et étant désormais une puissance conventionnellement dominante, toute prétention de se soucier de l’enrichissement de l’uranium est illusoire. Surtout si l’on considère la possibilité que l’Iran soit sur le point de développer des armes à fusion pure, qui ne nécessitent pas de matières fissiles enrichies – un tout autre problème épineux.
6) Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et le Moyen-Orient dans son ensemble deviennent les vassaux de la République islamique d’Iran plutôt que des États-Unis, suite à l’effondrement total de la puissance américaine en Eurasie et à la destruction du CENTCOM.
Les conséquences sont considérables, car la carte des influences politiques reflète celle du califat abbasside, comme mentionné précédemment, la nouvelle sphère d’influence de l’Iran s’étendant de l’Algérie au Tadjikistan. La Turquie serait la seule puissance relativement indépendante de la région et privilégierait probablement une position conciliante envers le nouvel Iran plutôt qu’une position belliqueuse, compte tenu du comportement et des déclarations d’Erdogan.
Tout cela signifie que la position stratégique d’Israël s’est évaporée et que le « cercle de feu » mis en place par Qassem Soleimani est désormais mille fois plus dangereux sur les plans financier, militaire et politique. Une telle situation conduirait à un Israël conciliant, prêt à accorder d’énormes concessions à ses voisins et aux Palestiniens, ce qui, paradoxalement, le mènerait à sa perte. En effet, il s’engagerait sur la voie de la fuite des cerveaux, de la réduction des investissements étrangers et de l’incapacité à mener des conflits militaires de grande envergure.
La seule issue à une spirale infernale est une escalade massive et une intrépidité totale. Israël ne possède ni l’une ni l’autre, contrairement à l’Iran, qui a échappé à cette spirale depuis les événements du 7 octobre 2023. Israël a déjà atteint le niveau d’escalade maximal ; le dernier recours serait un échange nucléaire, mais comme je l’ai déjà expliqué, un tel échange serait inutile à ce stade, compte tenu du manque total de profondeur stratégique d’Israël.
Shah-mat… C’est la première défaite totale des États-Unis dans une guerre de haute intensité de toute leur histoire. Les États-Unis sont en train de perdre, quoi qu’en dise Trump.
…
L’Iran a développé l’un des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) les plus avancés au monde (une nouvelle vidéo sur le Qaem vient d’être publiée sur la chaîne YouTube de DDD).
Des sources israéliennes affirment désormais que l’Iran était sur le point de maîtriser ce qu’aucun autre pays n’a jamais réussi à faire : les armes nucléaires à fusion sélective.
La phase de développement était si critique qu’elle serait la principale raison de l’attaque surprise (irrationnelle) de l’été 2025.
Publiquement, aucune méthode physique permettant la fabrication d’armes nucléaires à fusion pure n’est connue. Cependant, les recherches iraniennes accessibles au public indiquent que la fusion nucléaire est un axe de recherche majeur.
Toutes ces informations proviennent de sources israéliennes et pourraient servir à justifier l’attaque… Mais voici un point crucial : au moins deux des scientifiques iraniens tués par Israël avaient créé des codes de simulation pour les processus de fusion et les avaient publiés dans des revues internationales.
• Étaient-ce pour de futurs réacteurs à fusion ?
• Pour des explosifs thermonucléaires secondaires ?
• Ou pour simuler des armes à fusion pure ?
Seules les cinq principales puissances nucléaires et le Japon mènent des recherches sur ce type de codes.
Ce qui est clair, c’est que l’Iran est extrêmement ambitieux en matière d’armements stratégiques. Le pays a développé le missile balistique intercontinental Qaem à la pointe de la technologie… Il a également développé le concept d’arme nucléaire avancée du programme AMAD du début des années 2000, une technologie de pointe à l’époque. De nombreuses recherches sur la physique des neutrons laissent penser qu’une chose actuellement inimaginable, comme une arme nucléaire à fusion pure, n’est peut-être pas aussi folle qu’elle n’y paraît.
COKE
*Un pseudo d’un groupe de réflexion états-unien sur les réseaux sociaux émanant probablement d’une partie de l’État profond hostile à la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
Traduit par Brahim Madaci





